{"id":850,"date":"2013-01-18T00:00:00","date_gmt":"2013-01-18T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/old.fmc-gac.com\/wp\/non-classifiee\/une-approche-differente\/?lang=fr"},"modified":"2017-09-19T16:32:46","modified_gmt":"2017-09-19T16:32:46","slug":"une-approche-differente","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/old.fmc-gac.com\/fr\/outlook-innovation-fr\/une-approche-differente\/","title":{"rendered":"Une approche diff\u00e9rente"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" style=\"width: 250px; height: 167px; border-width: 0px; border-style: solid; margin: 4px 5px; float: left;\" src=\"https:\/\/old.fmc-gac.com\/wp\/wp-content\/uploads\/fmc\/CMYK-lahave1.jpg\" alt=\"\" \/>Ce ne sont pas des termes que vous utiliseriez pour d\u00e9crire une ferme ordinaire.<\/p>\n<p>\u00ab Nous ressemblons un peu \u00e0 Steve Jobs travaillant dans le garage \u00bb, raconte Logie Cassells, directeur g\u00e9n\u00e9ral de LaHave Forests, une jeune entreprise qui existe depuis trois ans et qui est en partie une ferme, en partie une entreprise foresti\u00e8re et surtout une entit\u00e9 qui a une approche tr\u00e8s diff\u00e9rente de l\u2019agriculture.<\/p>\n<p>En mentionnant le nom de Steve Jobs, Logie Cassells ne fait pas uniquement r\u00e9f\u00e9rence au pari de son entreprise qui est de cultiver de fa\u00e7on rentable le petit fruit peu connu, mais aussi \u00e0 son approche envers l\u2019innovation et \u00e0 sa vision audacieuse de cr\u00e9er une toute nouvelle industrie qui pourrait contribuer \u00e0 revitaliser l\u2019agriculture en Nouvelle-\u00c9cosse.<\/p>\n<p>\u00ab Lorsque Steve Jobs bricolait son Apple 1, il a peut-\u00eatre imagin\u00e9 que, un jour, il y aurait des produits comme le iPhone ou le iPad, mais il n\u2019en avait pas la certitude \u00bb, explique M. Cassells, ancien gestionnaire de fonds de placement au Royaume-Uni.<\/p>\n<p>\u00ab Il n\u2019y a pas de certitude dans notre cas non plus. Nous avons simplement un pressentiment bien fond\u00e9 que ce petit fruit va se tailler une place importante au cours des vingt prochaines ann\u00e9es. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019histoire de LaHave Forests ne repose qu\u2019en partie sur la camerise et ce pressentiment. C\u2019est aussi l\u2019histoire de gens qui adoptent une approche envers l\u2019innovation semblable \u00e0 celle de l\u2019investisseur : faire l\u2019acquisition d\u2019un actif sous-\u00e9valu\u00e9 et trouver des fa\u00e7ons innovatrices d\u2019en r\u00e9v\u00e9ler la valeur r\u00e9elle.<\/p>\n<p>Dans le cas pr\u00e9sent, l\u2019actif ce sont les terres agricoles de la Nouvelle-\u00c9cosse, en particulier celles qui se trouvent dans la r\u00e9gion situ\u00e9e pr\u00e8s de la rivi\u00e8re LaHave, qui traverse la c\u00f4te sud de la province et qui se jette dans l\u2019Atlantique pr\u00e8s de Lunenburg. Bien que le prix de ces terres soit inf\u00e9rieur \u00e0 celui des terres agricoles situ\u00e9es dans le Sud de l\u2019Ontario ou dans la vall\u00e9e du Fraser en Colombie-Britannique, la valeur de ces terres d\u00e9pend de votre point de vue.<\/p>\n<p>\u00ab Lorsque je parcours la Nouvelle-\u00c9cosse, \u00e7a m\u2019attriste de voir ces magnifiques champs aux sols tr\u00e8s productifs cultiv\u00e9s en fourrages \u00bb, raconte Liam Tayler, directeur commercial de LaHave Forests, \u00e9galement originaire du Royaume-Uni.<\/p>\n<p>\u00ab Il n\u2019y a pas longtemps, je jasais avec un homme qui m\u2019a dit : Je ne crois pas que je vais cultiver des fourrages l\u2019an prochain parce que je n\u2019ai pas les infrastructures n\u00e9cessaires et je n\u2019obtiens pas les rendements esp\u00e9r\u00e9s. \u00bb<\/p>\n<p>Le fait que les deux hommes se soient install\u00e9s en Nouvelle-\u00c9cosse est le fruit du hasard. Liam Tayler, \u00e2g\u00e9 de 36 ans, s\u2019\u00e9tait accord\u00e9 un temps d\u2019arr\u00eat en devenant membre d\u2019\u00e9quipage sur un grand voilier lorsqu\u2019il a rencontr\u00e9 une Nouvelle-\u00c9cossaise. Logie Cassells, n\u00e9 d\u2019un p\u00e8re \u00c9cossais et d\u2019une m\u00e8re Am\u00e9ricaine, s\u2019appr\u00eatait \u00e0 \u00e9migrer aux \u00c9tats-Unis lorsque sa conjointe a propos\u00e9 de regarder du c\u00f4t\u00e9 de la Nouvelle-\u00c9cosse, o\u00f9 elle avait travaill\u00e9 pendant une ann\u00e9e lorsqu\u2019elle \u00e9tait adolescente.<\/p>\n<p>\u00c0 leur arriv\u00e9e, ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019avait pens\u00e9 \u00e0 l\u2019agriculture. Logie Cassells venait de mettre fin \u00e0 une carri\u00e8re prosp\u00e8re de 15 ans dans le district financier de Londres et souhaitait poursuivre sa passion pour les jardins en d\u00e9marrant une entreprise de conception de jardins. C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu\u2019il a fait apr\u00e8s que le couple et leur fillette de quatre ans se sont install\u00e9s en 2002 dans le pittoresque village de Chester, situ\u00e9 \u00e0 mi-chemin entre Halifax et Lunenburg. Rapidement, il s\u2019est rendu compte que sa nouvelle terre d\u2019accueil \u00ab est un endroit formidable pour faire pousser des choses \u00bb, gr\u00e2ce \u00e0 une saison de croissance de 210 jours, \u00e0 des pluies annuelles qui atteignent pr\u00e8s de 60 pouces et au prix incroyablement faible des terres. (Bien que le prix soit \u00e0 la hausse, il est possible d\u2019acqu\u00e9rir des terres de bonne qualit\u00e9 pour environ 500 $ l\u2019acre, fait observer M. Tayler.)<\/p>\n<p>\u00ab En plus d\u2019\u00eatre abordables, le sol est de tr\u00e8s bonne qualit\u00e9 et riche en mati\u00e8re organique \u00bb, ajoute M. Cassells.<\/p>\n<p>\u00ab Lorsque Simon et moi avons fait nos recherches, nous en sommes venus \u00e0 la conclusion que la Nouvelle-\u00c9cosse \u00e9tait l\u2019un des meilleurs endroits au monde pour cultiver des cultures permanentes, comme le raisin, le houblon ou les petits fruits. \u00bb<\/p>\n<p>Simon Fineman, pr\u00e9sident-directeur g\u00e9n\u00e9ral de Timbmet qui est le plus important importateur de bois dur au Royaume-Uni, s\u2019est converti \u00e0 la foresterie durable apr\u00e8s que son entreprise a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9e de d\u00e9truire les for\u00eats tropicales du Br\u00e9sil en r\u00e9coltant les arbres d\u2019acajou. Il \u00e9tait sur le point de d\u00e9marrer une entreprise foresti\u00e8re durable au Ghana lorsqu\u2019il a rencontr\u00e9 Logie Cassells par l\u2019entremise d\u2019un ami commun en 2008.<\/p>\n<p>\u00ab Je lui ai dit : Tu es emball\u00e9 d\u2019essayer \u00e7a au Ghana. Viens donc en Nouvelle-\u00c9cosse \u00bb, raconte M. Cassells.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une \u00e9tude de faisabilit\u00e9 \u00e9tal\u00e9e sur quatre mois, LaHave Forests (lahaveforests.com) a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 2009. Elle compte 450 acres sur trois sites. Une partie de ces superficies allait \u00eatre plant\u00e9e de bois de grande valeur comme le noyer noir et le cerisier, tandis que certaines superficies allaient \u00eatre consacr\u00e9es \u00e0 la culture d\u2019autres v\u00e9g\u00e9taux afin de g\u00e9n\u00e9rer des rentr\u00e9es de fonds jusqu\u2019\u00e0 ce que les arbres atteignent une taille r\u00e9coltable. M\u00eame si Logie Cassells et Simon Fineman n\u2019\u00e9taient pas certains des r\u00e9coltes qu\u2019ils allaient obtenir, ils \u00e9taient confiants.<\/p>\n<p>\u00ab Comme le dit Warren Buffett : Investissez dans des actifs sous-\u00e9valu\u00e9s \u00bb, explique M. Cassells, \u00e2g\u00e9 de 50 ans. \u00ab Vous ne savez pas si vous r\u00e9cup\u00e9rerez cet investissement demain ou dans dix ans, mais vous dormirez mieux. Apr\u00e8s tout, si vous payez 0,30 $ par dollar pour un actif en particulier et que votre mod\u00e8le d\u2019entreprise s\u2019av\u00e8re incorrect, le prix de l\u2019\u00e9chec sera minime. Par contre, si vous r\u00e9ussissez, les retomb\u00e9es seront consid\u00e9rables. \u00bb<\/p>\n<p>Dans le cadre de ce projet, LaHave a \u00e9labor\u00e9 un plan d\u2019entreprise \u00e0 volets multiples. Elle cultive des produits frais qu\u2019elle distribue dans des restaurants de la r\u00e9gion; elle offre des services d\u2019analyse et d\u2019am\u00e9lioration du sol avec des produits comme le biochar et le th\u00e9 de compost; elle cultive \u00e0 titre exp\u00e9rimental des cultures destin\u00e9es \u00e0 la production de biomasse comme le miscanthus. Mais le principal objectif consistait \u00e0 trouver quelque chose qui aurait un potentiel de valeur ajout\u00e9e et il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 que c\u2019\u00e9tait la camerise.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019aimerais bien vous raconter une belle histoire o\u00f9, en me promenant \u00e0 l\u2019a\u00e9roport de Tokyo, j\u2019ai achet\u00e9 un sac de camerises, explique M. Cassells. Mais la v\u00e9rit\u00e9, c\u2019est que je me suis servi de Google. C\u2019\u00e9tait le 10 f\u00e9vrier 2010. Je cherchais un nouveau petit fruit. L\u2019a\u00e7ai, la baie du lyciet (ou baie de goji) et la camerise sont apparus. L\u2019a\u00e7ai est le fruit d\u2019un palmier qui ne poussera pas ici. Nous avons essay\u00e9 la culture des baies du lyciet, mais les fruits avaient un tr\u00e8s mauvais go\u00fbt; nous l\u2019avons donc ray\u00e9e de la liste. Mais j\u2019avais un bon pressentiment concernant la camerise. \u00bb<\/p>\n<p>Ce bon pressentiment \u00e9tait en partie attribuable au fait que, comme on le d\u00e9crivait dans Google, la camerise poss\u00e8de un \u00e9norme potentiel de march\u00e9. Au Japon, la camerise est tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e pour son go\u00fbt et pour sa teneur \u00e9lev\u00e9e en antioxydants, en vitamine C et autres \u00e9l\u00e9ments nutritifs (ce qui lui a valu le surnom de \u00ab fruit de la long\u00e9vit\u00e9 \u00bb).<\/p>\n<p>Logie Cassells a donc command\u00e9 quelques plants s\u00e9lectionn\u00e9s \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de la Saskatchewan, o\u00f9 l\u2019on a crois\u00e9 des cultivars japonais et russes avec des vari\u00e9t\u00e9s indig\u00e8nes (qui r\u00e9sistent au froid et qui poussent bien dans la plupart des r\u00e9gions du Canada) afin d\u2019obtenir des plants \u00e0 rendements \u00e9lev\u00e9s et produisant des fruits avec une peau ferme (une caract\u00e9ristique essentielle pour la cueillette m\u00e9canis\u00e9e) et un m\u00e9lange parfait de saveurs sucr\u00e9e et acidul\u00e9e. Logie Cassells, Liam Tayler et le gestionnaire d\u2019exploitation Sez Seraphin (aussi un expatri\u00e9 du Royaume-Uni) ont fait ce que peu d\u2019agriculteurs oseraient faire, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019ils ont d\u00e9cid\u00e9 de ne pas traiter aux petits soins les plants de camerise.<\/p>\n<p>\u00ab En 2010, nous avons \u00e9tabli une parcelle d\u2019essai d\u2019un acre dans un petit coin d\u00e9bois\u00e9 pr\u00e8s d\u2019une for\u00eat avoisinante, explique M. Tayler. Nous y sommes retourn\u00e9s un an plus tard. Les mauvaises herbes nous arrivaient \u00e0 la taille, mais les camerisiers commen\u00e7aient \u00e0 produire des fruits et semblaient se porter \u00e0 merveille malgr\u00e9 la concurrence. Nous nous sommes alors dit : Si cette plante peut survivre \u00e0 \u00e7a, elle peut survivre \u00e0 n\u2019importe quoi. \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 raison de 1 000 plants l\u2019acre, le co\u00fbt des plants atteint environ 4 000 $. Toutefois, M. Tayler soutient que l\u2019essai en valait la peine pour v\u00e9rifier si les cultivars d\u00e9velopp\u00e9s dans les Prairies convenaient aux Maritimes. Satisfaits sur ce point, ils ont adopt\u00e9 une approche diff\u00e9rente apr\u00e8s avoir plant\u00e9 20 acres de camerisiers en 2011. Liam Tayler, biologiste de formation, et Logie Cassells sont promoteurs des m\u00e9thodes biodynamiques pour accro\u00eetre la qualit\u00e9 du sol. Dans le verger (qui pourrait atteindre 80 acres en 2014), ils utilisent des coquilles de palourde comme paillis afin d\u2019ajouter du calcium et les min\u00e9raux contenus dans l\u2019eau de mer et d\u2019augmenter le pH du sol, du biochar pour accro\u00eetre la capacit\u00e9 de r\u00e9tention d\u2019eau et d\u2019absorption des \u00e9l\u00e9ments nutritifs, et du th\u00e9 de compost pour remplacer les engrais chimiques.<\/p>\n<p>Ils projettent de convertir une vieille maison de ferme en installations pour transformer le miscanthus en biochar. L\u2019entreprise est \u00e9galement distributrice d\u2019un syst\u00e8me muni de pompes pneumatiques plut\u00f4t que de pompes hydrauliques pour fabriquer du th\u00e9 de compost.<\/p>\n<p>Des agriculteurs d\u00e9butants qui, sur une ferme en d\u00e9marrage, cultivent une culture peu connue en utilisant des m\u00e9thodes de production non classiques : voil\u00e0 qui semble bien audacieux. Mais M. Tayler indique qu\u2019ils tentent simplement d\u2019obtenir la meilleure qualit\u00e9 possible en utilisant les technologies les plus prometteuses sur le march\u00e9.<\/p>\n<p>\u00ab Je peux comprendre que les gens puissent \u00eatre sceptiques, mais il faut jeter un coup d\u2019\u0153il sur ce que nous faisons, dit-il. Prenons par exemple le th\u00e9 de compost. Cette technique, qui consiste \u00e0 m\u00e9langer du compost et de l\u2019eau et \u00e0 utiliser le produit obtenu pour arroser les plantes afin d\u2019en accro\u00eetre le rendement, est utilis\u00e9e depuis des g\u00e9n\u00e9rations. En combinant toutes ces technologies, nous croyons avoir trouv\u00e9 une fa\u00e7on tr\u00e8s efficace d\u2019obtenir des plantes \u00e0 haut rendement dans un milieu biologique. \u00bb<\/p>\n<p>Les premiers r\u00e9sultats sont prometteurs. Cet \u00e9t\u00e9, la premi\u00e8re r\u00e9colte de camerises (en juin) a donn\u00e9 des rendements beaucoup plus \u00e9lev\u00e9s que ceux des plantations de premi\u00e8re ann\u00e9e en Saskatchewan, o\u00f9 se trouve la plupart des quelques superficies cultiv\u00e9es en camerise au Canada. Ces r\u00e9sultats autorisent \u00e0 penser que les camerises cultiv\u00e9es en Nouvelle-\u00c9cosse peuvent atteindre leur pleine maturit\u00e9 plus rapidement que celles cultiv\u00e9es dans les Prairies et pourraient m\u00eame d\u00e9passer leur rendement qui avoisine les 8 000 livres l\u2019acre.<\/p>\n<p>Mais lorsque les plants auront atteint la pleine production, o\u00f9 iront les petits fruits?<\/p>\n<p>Une fois de plus, l\u2019id\u00e9e de d\u00e9part consistait \u00e0 \u00e9valuer le petit fruit et \u00e0 utiliser une approche \u00e0 volets multiples pour en d\u00e9couvrir la valeur.<\/p>\n<p>Selon M. Cassells, la camerise a permis de \u00ab cocher toutes les cases \u00bb. Elle peut \u00eatre commercialis\u00e9e pour son go\u00fbt et sa riche couleur pourpre ainsi que pour ses propri\u00e9t\u00e9s nutritionnelles. Contrairement au bleuet, la camerise ne pousse pas bien sous des climats chauds, ce qui limite la concurrence potentielle. Toutefois, \u00e0 l\u2019instar du bleuet, on peut l\u2019utiliser dans une panoplie d\u2019aliments et de boissons.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" style=\"width: 251px; height: 188px; border-width: 0px; border-style: solid; margin: 4px 5px; float: right;\" src=\"\/wp\/wp-content\/uploads\/fmc\/CMYK-lahave2.jpg\" alt=\"\" \/>Afin d\u2019encourager le d\u00e9veloppement de nouveaux produits, LaHave a distribu\u00e9 des petits fruits \u00e0 une foule d\u2019entrepreneurs dans la province, dont un fabricant de jus, deux fabricants de vin, un brasseur, un fabricant de liqueurs, un fabricant de cr\u00e8me glac\u00e9e, un producteur de miel, des restaurateurs et un p\u00e2tissier. L\u2019id\u00e9e consiste \u00e0 mettre les fruits entrent les mains de personnes cr\u00e9atives et les \u00ab laisser concocter des produits fantastiques \u00bb, explique M. Cassells.<\/p>\n<p>LaHave invite d\u2019autres N\u00e9o-\u00c9cossais \u00e0 se lancer dans la culture de la camerise. L\u2019entreprise vend des plants pratiquement au prix co\u00fbtant, explique ses m\u00e9thodes de culture aux nouveaux producteurs et offre des services de gestion des vergers (sur ses terres ou celles des producteurs). \u00c0 long terme, l\u2019entreprise projette d\u2019\u00e9tablir une coop\u00e9rative qui se chargerait de la commercialisation et des ventes et qui permettrait aux petits producteurs d\u2019avoir acc\u00e8s \u00e0 une cueilleuse m\u00e9canique et \u00e0 des installations de cong\u00e9lation.<\/p>\n<p>\u00ab Nous essayons d\u2019encourager l\u2019industrie de la camerise en Nouvelle-\u00c9cosse \u00bb, souligne M. Tayler.<\/p>\n<p>Ils ne veulent pas \u00eatre des producteurs d\u2019un produit de base, m\u00eame si la demande du petit fruit et les occasions d\u2019obtenir des prix \u00e9lev\u00e9s sont fortes. Dans le nord du Japon, on cultive la camerise depuis tr\u00e8s longtemps et les petits fruits tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9s peuvent aller chercher jusqu\u2019\u00e0 30 $ la livre. M. Cassells surveille attentivement le march\u00e9 asiatique, mais il mise sur les produits. Quiconque se lance dans ce genre d\u2019aventure avec le seul objectif de vendre des petits fruits non transform\u00e9s n\u2019a pas le bon \u00e9tat d\u2019esprit, dit-il.<\/p>\n<p>\u00ab Si vous jetez un coup d\u2019\u0153il \u00e0 ceux qui ont engrang\u00e9 le plus d\u2019argent en agriculture au cours des 30 derni\u00e8res ann\u00e9es, ce sont les fabricants de vin, pour la simple et bonne raison qu\u2019ils ne cultivent pas des raisins, mais des bouteilles de vin \u00bb, explique M. Cassells. Notre mod\u00e8le d\u2019entreprise est fond\u00e9 sur des sols en sant\u00e9 et la culture d\u2019un petit fruit sain, mais aussi sur l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une marque et l\u2019encaissement des b\u00e9n\u00e9fices que procure un produit \u00e0 valeur ajout\u00e9e. \u00bb<\/p>\n<p>Logie Cassells et Liam Tayler admettent que LaHave adopte une approche de l\u2019agriculture tr\u00e8s diff\u00e9rente, en ajoutant que ce n\u2019est pas une mauvaise chose en soi.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019une des forces li\u00e9es au fait de ne pas avoir d\u2019histoire en tant qu\u2019agriculteurs, c\u2019est que nous ne r\u00e9p\u00e9tons pas les m\u00eames choses depuis des ann\u00e9es. Nous sommes un groupe de personnes aux ant\u00e9c\u00e9dents diff\u00e9rents qui, en pr\u00e9sence d\u2019occasions ou de difficult\u00e9s, trouvent diff\u00e9rentes fa\u00e7ons de les saisir ou de les surmonter. Nous ne sommes pas prisonniers de nos fa\u00e7ons de faire et nous sommes ouverts aux nouvelles fa\u00e7ons de pratiquer l\u2019agriculture. Nous cherchons sans cesse des moyens de la rendre encore plus rentable \u00bb, conclut M. Tayler.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce ne sont pas des termes que vous utiliseriez pour d\u00e9crire une ferme ordinaire. \u00ab Nous ressemblons un peu \u00e0 Steve Jobs travaillant dans le garage \u00bb, raconte Logie Cassells, directeur g\u00e9n\u00e9ral de LaHave Forests, une jeune entreprise qui existe depuis trois ans et qui est en partie une ferme, en partie une entreprise foresti\u00e8re [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":8,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_tribe_blocks_recurrence_rules":"","_tribe_blocks_recurrence_exclusions":"","_tribe_blocks_recurrence_description":"","footnotes":""},"categories":[46],"tags":[],"class_list":["post-850","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-outlook-innovation-fr"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v23.8 - 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